Concerts

Discographie

At Peace – (No Format-2012)

Tomora (Label Bleu-2004)

Déli (Label Bleu-2000)

Le maître malien de la kora, Ballaké Sissoko, signe un retour majestueux centré
sur sa propre tradition musicale, entouré d’un ensemble de musique de
chambre inédit.
Son nouvel album « Djelimady N°1 » est dédié à la mémoire de son père
Djelimady Sissoko (v.1924-1981), joueur éminent de kora originaire de Gambie
qui a largement contribué à la popularité de l’instrument. Sous l’impulsion du
premier président du Mali, Modibo Keita, Djelimady devient membre fondateur
du célèbre Ensemble Instrumental National du Mali, un orchestre de 30
musiciens réunissant des instruments traditionnels venus de tout le pays. Son rôle
de premier plan au sein de l’orchestre lui vaut le surnom respectueux de «
Djelimady n° 1 ». Il existe peu d’enregistrements publiés de son père, bien que
les passionnés de kora le connaissent grâce à l’album pionnier de duos de kora,
« Cordes Anciennes », enregistré en 1970 au Mali.
À l’âge de 13 ans, Ballaké perd son père. Il hérite de sa virtuosité, de sa capacité
à s’adapter à différents styles, de son lyrisme mélodique et de sa fine
connaissance du répertoire mandingue. Fils aîné devenu soudain soutien de
famille, il prend sa place au sein de l’orchestre, devenant ainsi son plus jeune
membre.

Avec ce nouvel album, Ballaké met en valeur le riche héritage musical de son
père, réinterprétant des anciennes pièces de kora, pour la plupart oubliées,
exhumant des sonorités, des accordages d’autrefois et des modes de jeu
enfouis, avec un regard contemporain.
Il fonde Mande Tabolo, qui se traduit par l’expression « d’une transmission de la
culture et mémoire du Mandé ». Un sextuor conçu comme une version intime du
mythique Ensemble Instrumental National du Mali. Ballaké mène la formation
avec sa kora à 22 cordes, rejoint de deux autres koras, jouées par ses talentueux
élèves Fode Karamba Seydi et Mohamed Saïba Diabate. Il y intègre le soku de
Daouda Sissoko (violon à crin de cheval à une corde), ainsi que le n’goni de son
fidèle ami Badjé Tounkara. L’ensemble est magnifié par les voix de la talentueuse
chanteuse malienne Fatim Kouyaté, ainsi que par celle du poète et orfèvre des
mots, le songwriter anglo-italien Piers Faccini, pour un hommage au monument
de la musique mandingue, le regretté Kassé Mady Diabaté.
Enregistré à Angoulême, la réalisation artistique est confiée à la productrice et
musicologue Lucy Durán (New Ancient Strings, Toumani & Sidiki), accompagnée
de l’ingénieur du son de renom Jerry Boys (Buena Vista Social Club, Ali Farka
Touré & Ry Cooder: Talkin’ Timbuktu). L’album Djelimady N°1 célèbre le génie
créatif d’un des plus grands joueurs de kora, au sommet de son art.
Presse FR
Frédérique Miguel : frederique.miguel@gmail.com