Ballaké Sissoko & Vincent Segal

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CONCERTS

07/07/2022
Ivry (F)
Plein air Théâtre Vitez

10/07/2022
Saint Quentin en Yvelines (F)
Musée de Port Royal des Champs

14/08/2022
Torroella de Montgrí (Es)
Festival de Toroella de Montgri

23/09/2022
Saint Maixent l'Ecole (F)
Espace Agapit

26/11/2022
Ile Reunion (F)
avec David Walters

27/11/2022
Ile Reunion (F)
avec David Walters

15/12/2022
Saint-Ouen (F)
avec David Walters – Espace 1789

16/12/2022
Pully (Ch)
City Club – Fondation Ibrahima Diop

10/02/2023
Saint Martin des Champs (F)
le Roudour avec David Walters

15/02/2023
Toulouse (F)
Salle Nougaro avec David Walters

16/02/2023
Clermont-Ferrand (F)
La Cooperative de Mai avec David Walters

02/03/2023
Bouguenais (F)
Piano'cktail

25/04/2023
Lyon (F)
Auditorium avec Peirani & Parisien

27/04/2023
Cenon (F)
Rocher de Palmer avec Peirani & Parisien

17/05/2023
Mont de Marsan (F)
Théâtre de Gascogne - Le Molière avec Peirani-Parisien

26/05/2023
Queven (F)
Les Arcs avec Peirani-Parisien

14/10/2023
Armentières (F)
Le Vivat avec David Walters

Discographie

« Chamber Music » No Format 2009

« Musique de Nuit » No Format – 2015

En duo, c’est aussi et surtout avec les oreilles – le premier véritable instrument du musicien – que tout se joue. Cet art de la conversation basé sur l’entente et l’attention à l’autre, le joueur de kora Ballaké Sissoko et le violoncelliste Vincent Segal le poussent à son plus haut degré de justesse dans Chamber Music. Cet album n’aurait pu être que le témoignage d’une brève rencontre placée sous le signe du métissage des cultures. C’est heureusement bien plus que ça. Pour l’un comme pour l’autre, il n’était pas question de précipiter les choses. « C’était important d’apprendre à se connaître musicalement, précise le musicien malien. Pendant pas mal de temps, on s’est retrouvé chez Vincent à chaque fois que j’étais à Paris, on a aussi donné quelques concerts. On a construit notre complicité petit à petit. Aujourd’hui, quand on joue, on se comprend sans même se parler…

C’est une histoire comme on les aime : une histoire qui chante les vérités et vertus de l’amitié et de la musicalité. En 2009, le joueur de kora Ballaké Sissoko et le violoncelliste Vincent Segal décident de saisir dans un album les conversations instrumentales qu’ils aiment tisser à quatre mains depuis plusieurs années. Enregistré à Bamako dans le studio de Salif Keita, Chamber Music, qui sera sélectionné dans les meilleurs albums pour la NPR, The Guardian ou Le Monde, s’attire un véritable plébiscite critique et public, débordant le cadre des genres, des modes, des frontières. Depuis, la musique du duo, d’une grande noblesse d’esprit et d’une profonde simplicité de mise, n’a cessé de promener sa beauté universelle à travers le monde. Au gré de deux cents concerts, telle une reine nomade et nue, elle s’est projetée de l’Europe à la Chine, des Etats-Unis au Brésil, de salles prestigieuses – Théâtre de la Ville, Barbican Center de Londres, Fundação Gulbenkian de Lisbonne, ou Wiener Konzerthaus… – en grands festivals aussi divers que le Womad, le Chicago World Music Festival ou le Jerusalem Sacred Music.

Six ans après Chamber Music, la complicité entre les deux hommes, qui n’a cessé de s’enrichir et de s’épanouir au fil de leurs périples, résonne plus que jamais dans Musique de nuit. Capté en janvier 2015, au cœur palpitant de Bamako, ce nouveau traité de virtuosité sensible est le fruit de deux sessions prises sur le vif : l’une, nocturne, sur le toit de la maison de Ballaké Sissoko ; et l’autre, diurne, dans une pièce du studio Bogolan. Deux faces d’une même liberté en marche et en actes, où semblent se fondre en de limpides échos les esprits mandingues, baroques, brésiliens, gitans… Cette liberté, c’est celle de deux musiciens suffisamment maîtres de leur instrument, de leur art et de leurs traditions, pour pouvoir se concentrer désormais sur tout ce qui les transcende et les dépasse : la respiration, l’écoute, le dialogue, l’attention à la beauté de l’instant. A l’abri des terribles grondements de l’actualité, Musique de Nuit célèbre ce qui rend ce monde encore poétiquement habitable. Loin de sa fureur, et au plus près de ses frémissements.